La deuxième manche de la Solo Guy Cotten a été marquée par plusieurs abandons ce mardi. Partis à 11h de Concarneau, quatre skippers ont été contraints de rentrer prématurément au port après quelques heures de course, à la suite d’une collision ou d’avaries techniques.

Collision à la bouée sous le vent

Pour Eliaz Morineau et Victor Mathieu, une collision est à l’origine de leurs abandons : « Nous sommes entrés en collision avec Victor Mathieu à la bouée sous le vent. C’est allé très vite lors d’une manœuvre. Sur mon bateau, c’est le bout dehors qui est touché. Je vais faire tout mon possible pour être en mesure de m’aligner sur le départ de la grande course demain. »

La collision a causé des dégâts importants sur le bateau de Victor Mathieu, contraint de renoncer à la suite de l’épreuve.

« Tout le côté arrière-bâbord est ouvert. Il y a un gros chantier à faire. En plus, c’est une zone un peu structurelle avec les bastaques et beaucoup d’efforts à cet endroit-là. La décision est donc de ne pas participer à la grande course de demain, car ça me semble compromis de repartir dans de bonnes conditions, d’autant avec les conditions prévues. On va se concentrer sur la suite, amener le bateau au chantier et être prêt pour le prochain objectif : le Trophée Laura Vergne. »

Avaries techniques en course

De son côté, Quentin Mocudet a été contraint de faire demi-tour après une rupture de drisse : « J’aurais bien aimé continuer plus longtemps mais la drisse de J2 a lâché au près, sur le deuxième bord. C’est ce qui tient la voile en tête de mât. J’ai voulu la retendre un peu et ça a dû forcer trop fort. J’ai réussi à la redescendre sur le pont et je me suis demandé si je mettais une autre drisse, mais j’en aurais eu besoin ensuite pour le spi ou le gennaker. J’ai donc choisi de rentrer pour réparer au plus vite et me concentrer sur demain. J’avais fait un bon début de parcours, j’étais dans les quinze. »

Enfin, Laurent Bory reconnaît une erreur de manœuvre qui l’a contraint à abandonner.

« Quand on n’écoute pas son coach et qu’on fait les manœuvres n’importe comment, trop vite dans la précipitation… À la bouée au vent, j’étais en train de lancer le spi et j’ai réalisé que je tractais la bouée. Le spi était en vol, c’était la catastrophe. Plutôt que de faire encore plus de bêtises, j’ai préféré rentrer tranquillement. Ça fait partie de l’apprentissage. »

Une fois encore, la solidarité s’est vite activée au sein du collectif des préparateurs, qui se sont immédiatement mobilisés et activés pour proposer des solutions et du matériel aux quatre marins.