Après deux journées de parcours côtiers, les skippers de la Solo Guy Cotten ont pris le départ à 12h55 de la grande course de la Solo Guy Cotten. Après un rappel général, Alexis Thomas (Wings of the Ocean), Edouard Golbery (Seastemik), Hugo Cardon (Sarth’Atlantique) et Lois Berrehar (Banque Populaire) ont pris le meilleur départ.
Un parcours de 240 milles nautiques qui emmènera la flotte de Concarneau au Raz de Sein, avant de plonger dans le golfe de Gascogne vers un waypoint Guy Cotten, puis de remonter vers Groix avant un retour à Concarneau attendu jeudi soir.
Un tracé dense et engagé qui s’annonce comme un véritable sprint d’une trentaine d’heures, dans des conditions soutenues et avec peu de sommeil pour les solitaires. À noter que deux concurrents ne disputeront pas la grande course : Victor Mathieu (+ infos) et Romain Bouillard (+ infos) . Ils seront donc 37 bateaux en solitaire et 3 en double à prendre le départ.

Un parcours exigeant et engagé
Après le départ, la flotte est partie en direction du Raz de Sein au près dans un flux d’ouest d’une bonne quinzaine de nœuds et devra ensuite composer avec une mer formée et des conditions assez musclées tout au long du parcours.
Après le passage de l’occidentale de Sein au près, les skippers descendront toujours au près en direction du waypoint Guy Cotten, au large dans le golfe de Gascogne. Ils enchaîneront ensuite avec un long bord sous spi vers Groix, dans 20 à 30 nœuds de vent, avant de terminer le parcours au reaching dans un vent forcissant pour rejoindre Concarneau.
« À partir du waypoint, on ne lâchera quasiment pas la barre, parce que c’est là qu’on peut faire la différence en conduite du bateau », estime Titouan Marilley (ACTION ENFANCE NO LIMIT). « La mer va être assez dégradée, avec 3 à 4 mètres de vagues et une période assez courte, donc ça va taper un peu », explique Davy Beaudart (Nautymor). « Sur la dernière portion, il faudra être vigilant, surtout avec la fatigue. On peut dormir un peu, mais quand tu vas dormir, tu sais que tu perds du terrain sur les autres bateaux. »
Peu de sommeil, beaucoup d’intensité
Avec un format d’environ trente heures de course, les marins devront en effet trouver le bon équilibre entre performance et gestion de la fatigue. « On part sur un exercice très proche de ce qu’on retrouve en Figaro », explique Loïs Berrehar. « Ce sont normalement des conditions dans lesquelles je suis à l’aise. J’ai vraiment hâte d’y être après ces deux premières journées en demi-teinte. » Pour le skipper, cette course s’inscrit aussi dans une préparation plus large : « Mon objectif principal est la Solitaire du Figaro en fin de saison. C’est très positif de pouvoir accumuler du temps sur l’eau et travailler dans ces conditions. »

Les jeunes poussent, les anciens résistent
Sur la ligne de départ, l’expérience devra aussi composer avec une nouvelle génération très performante. Actuellement en tête du classement général provisoire, Paul Loiseau (Région Bretagne CMB Espoir) a marqué les esprits sur le début de la compétition. « Forcément, les petits jeunes donnent du fil à retordre », sourit Nicolas Lunven (PRB). « Ils viennent souvent de la voile légère et, sur le Figaro 3, qui n’est pas un bateau facile à faire avancer, ils ont sans doute un petit avantage. Mais on ne va pas se laisser faire ! »
Un premier vrai test pour la flotte
Cette grande course au large marque le moment clé de la Solo Guy Cotten, avec un coefficient 5, le plus important de l’épreuve. Pour certains, comme Titouan Marilley, c’est aussi l’occasion de rebattre les cartes après les inshores : « Là, ça repart un peu à zéro. C’est ce qui nous intéresse le plus par rapport à la Solitaire. Même si le format est plus court, ça va être un vrai sprint. »
L’arrivée à Concarneau est prévue jeudi soir.
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12 mars 2026





